Oeuvre Musicale Oniroscopiste


San Damon a composé cette œuvre musicale en 15 mouvements, ce qui n’existe pas en musique classique, en se rapportant aux couleurs de ses œuvres photographiques et aux mots qu’il a écrits afin de s’y rapporter. Elle a notamment été jouée en première mondiale dans l’arène du planétarium de Bruxelles le 21 janvier 2016. Dans le dôme de 35 mètres de diamètre ont été projetées 178 de ses œuvres photographiques sur le thème de New York.

 

L’orchestration est ici pensée comme une symphonie avec son système tonal et son échelle diatonique qui suit un cours paraissant de premier abord logique lorsque survient une conception composée dissonante entre les notes donnant l’impression d’instabilité et/ou de contrariété. Le dodécaphonisme cher à Arnold Schönberg ou à Anton Weber reste à distance. Ici est amenée par, certes, une série de notes émancipées du système tonal une approche encore différente, car interviennent, ce qui la porte musicalement, d’étranges mots dits. Une poésie issue des textes de Damon mais pas interprétée dans son entièreté textuelle, les mots sont comme des sons qui épousent ou cloisonnent la composition tonale, le sens est cohérent, les sons urbains qui interviennent tout au long de l’œuvre sont formellement incohérents mais l’ensemble de la Symphorapsodie Oniroscopiste, et c’est ce qui est troublant, redevient cohérent.

 

 

On peut dire que par moments, lorsque tous les éléments de l’Oniroscopisme sont réunis, on semble percevoir une couleur pour un instrument, une variante de cette couleur pour un autre instrument de la même famille, un mot pour une couleur, un synonyme de ce mot pour une déclinaison de cette couleur. Un mot signifiant une note d’un instrument conjuguée à une couleur ou à sa variante, ou encore un mot et ses synonymes apparentés à un instrument et à ses gammes. Un instrument accouplé à une couleur et/ou cette couleur serait signifiée par différents mots ou une œuvre photographique à une phrase soutenue par une série d’accords et d’harmonies.